Follow the white rabbit

logo exifJe suis cyclique, peut être même saisonnière, faut il un peu de soleil pour que je gambade dans des cybers paturages que je quitte durant quelque mois. A défaut d’être vache, je le suis peut être un peu avec cet atavisme.

Alors quelques pas dans l’agora, un site de sensation comme son nom l’indique et ce sont les même ritournelles. Faites moi ci, faites moi ça, soyez ci, soyez ça, 3 phrases et tout est déjà terminé, je n’étais là que pour parler moi.
Et puis il y a les lapins d’Alice, ils sont beaux, ils ont tout mais je sais les exif-er, ils tombent dans le trou pas moi.
Oh et ces invitations là déjà tout de suite, mais non c’est sûr je vous fascine déjà, vous me faites divine, mutine ou bien encore O alors que par snobisme j’ai choisi le chiffre et que Pauline Réage écrivait comme une souillon.

Dans cet agora, on peut demander au taulier d’être notre tiers de confiance, je l’ai fait par simplicité, pour tenter d’apaiser l’inquiétude qu’on peut avoir quand on parle à un avatar numérique et si peu le font. Est-ce si intimidant? A l’heure des débats idiots sur notre identité sur le web où l’on nous promet droit à l’oubli et cyber-flicage… sous-pire.

Alors peut-être de nouveaux pâturages ? Certains qui existent toujours. D’autres qui se sont éteints. Et puis ceux qui sont chers parce que l’on aura vu battre leur cœur.

Tâchons de ne pas mourir d’ennui avec cette humanité, peut être que les mammouths et les vampires sont plus drôles.

Varsovie pour les nulLEs 1/2

Pièce de 5 zlotysY aller

L’avion via une compagnie low-cost tel Wizzair à Beauvais ? Par une compagnie régulière tel LOT Polish Airlines à Charles de Gaulle? Resterait Eurolines pour le bus ou le train.
A noter, d’un point de vu personnel, que ce fut Beauvais et… le pire embarquement de ma vie puisque la première fois que mon statut trans a posé problème et que le nom sur la carte d’embarquement a fait débat ce que je n’avais jamais eu.

Formalités

Pour les idiotEs membres de Schengen, c’est normalement l’autoroute du rire puisque la Pologne en fait partie. Sauf si vous passez par Beauvais et que vous tombez sur des chieurEUSEs de la sécurité comme ce fut mon cas.

Devises

Pas encore dans la zone euro, il faudra changer pour le Zloty (abréviation zl), parfois nommé PLN pour une raison obscure. Le taux de change se situait au temps de mon voyage à 4,04. Il est préférable de changer dans le centre-ville de Varsovie/Varsaw, l’aéroport était aussi bien au départ qu’à l’arrivée une sincère escroquerie.

Coût de la vie

Faible selon l’optique parisienne, sauf le carburant qui est rigoureusement au même prix! On peut manger aisément pour une vingtaine de Zlotys, soit moins de 5€, voire moins dans des établissements survivants du régime communiste qui servent des préparations un peu plus locale d’ailleurs.
Prévoir un budget eau, en effet celle-ci n’est pas potable en sortie du robinet pas plus que leur bitume n’est dur sous le soleil… Toi aussi joue à laisser ton empreinte dans le bitume version soviet, trop riche en sable pour se tenir encore à 36°.

Déplacements

Un réseau de bus tout à fait sympathique et fonctionnant bien la nuit, il est même possible d’acheter un billet valable 3 jours pour une trentaine de zlotys.
Les taxis constituent une excellente alternative car d’un prix abordable et à 2 conditions : avoir sa destination écrite de préférences, l’anglais n’étant que rarement parlé par les taxis, et choisir sa compagnie car les tarifs ne sont pas réglementés. Le tarif va de quasiment 3zl du kilomètre à 1,5zl du kilomètre, bref du simple ou double. L’information est facilement repérable sur les stickers ou, au pire, collés sur la fenêtre passager arrière. Il semble aussi bien ancré l’habitude d’appeler le taxi par téléphone mais héler dans la rue fonctionne tout aussi bien.

Cuisine

Sans avoir eu l’occasion de la découvrir, il y a bien les goulasch et aussi diverses soupes de légumes mais du coup, peu de plat estivaux. L’heure des repas aussi diffère légèrement, le petit-déjeuner est secondaire et, de mémoire, il y a 3 repas/collations au cours de la journée en plus.

Petit bilan entre amiEs

Barbary LAne 2Voilà quelques jours que c’est terminé un projet, une expérience, une tentative aussi. C’était Barbary Lane 2, BBL2, une colocation à 5 dans une maison à Montreuil, trouvée et obtenue avec une bonne dose de hasard. Plus courte que prévue, elle aura vécu un peu moins de 2 ans, aura hébergée de manière régulière a minima 8 personnes et même plus encore. Alors les “Fin” sont un clap idéal pour un bilan, du moins pour moi, là ça l’est.

Trois axes se détachent pour décrypter tout ça, un axe logistique, un axe politique et un axe humain.

Frotte (FC)

La logistique, c’est un peu la bête noire de n’importe quelle organisation humaine, que ce soit dans le monde militant, dans le monde du travail ou dans le quotidien.
Nous n’aurons pas échappé à la règle, c’est sans doute le point le plus noir du bilan même s’il n’est au final que gris. Car la maison a tenu, il y avait à manger, ça n’était pas trop sale ni trop mal rangé… il n’y a que la vaisselle qui a du constitué notre plus important point d’achoppement, car elle est bêtement à refaire tous les jours. A titre d’exemple, je connais une colocation helvète qui a un lave-vaisselle, objet de pacification de premier ordre !

Nos attentes aussi ne devaient pas toujours être les même, nous n’espérions pas la même organisation ni le même degré de rangement et nos éducations ont aussi du joué sur nos façons de ressentir ce que nous devions faire et ce que les autres devaient faire. Une partie de la fin réside dans ce point, ça n’est pas été une explosion, juste une lassitude du quotidien.

Agora

Là, il faut d’emblée dire le succès sur un point majeur : un endroit paisible pour les identités. Cela avait motivé le fait que nous nous choisissions comme colocataires et ça a fonctionné.
C’est presque aussi court que cela, d’avoir pu être nous-mêmes.

Reste juste un sentiment de décalage lié à nos origines sociales respectives qui, pour moi, a pu être à l’origine de ces désaccords dans nos vécus sur la logistique. Un petit rien de classisme peut-être, auquel je n’échappe pas.

Love me tender

C’est parti pour le final, le kir sur la cerise sur le gâteau, l’aspect humain, le fait de papoter pour rien de rien quand on se croise, se demander nos vacances, faire des fêtes, gonfler des ballons puis dessiner dessus, faire des nouvel an au poisson pané, se serrer dans les bras, le fait de tapoter pour rien de rien, etc, etc, etc, ad nauseum !
Et bien ce fut un complet succès et même si les deux points de dessus ont pu menacé celui-ci, pour ma part, je suis partie sans être dévorée par le côté obscur de la Farce, la part des choses est faite.

*Clap*

Alors ? Bah ce fut une extraordinaire aventure, la fin nous a un peu fatigué certes mais ce furent 2 ans plein de vie, plein de moments partagés. Recommencer ? Différemment, oui, ça ne m’a pas vacciné contre les collectivités.


Un dernier coup de balai sur la terrasse pour pousser l’eau au point d’évacuation de celle-ci. Il est presque minuit. J’éteins les dernières lumières, je place les seaux et balais dans le coffre. Il doit bien encore faire 25°, mon pantalon n’aura pas trop de mal à sécher. Demain, deux autres colocataires auront la lourde tâche de faire l’état des lieux de sortie avec une propriétaire à la réputation qui promet un long, trop long moment. Là, je suis seule pour ces détails, cet ultime voyage pour ne rien laisser de nous. Il y a aussi encore quelques sacs d’unE autre coloc dans le salon qui doit passer , seuls objets attestant que ce lieu était habité encore ce  jour.

J’allume l’auto-radio qui crache un métal lourd, trop rugueux pour mon humeur. Je le coupe et lance le moteur, j’ai fermé les portes il y a un instant et je pleure déjà.

Fin

Générique

Non non, ça ne parlera ni de médicaments ni d’un larmoyant et pathétique au revoir mais juste d’une facétie intellectuelle à partager.

Les films offrent toujours un générique agrémenté du casting, liste associant des rôles à un nom ou surnom. Maintenant imaginons qu’à la fin de notre existence, nous ayons accès à ce générique, que nous découvrions, mieux encore que nous participions à son élaboration?
Quel intitulé de rôle donnerions nous à ceTTE passantE sympathique qui nous dépanna du franc qu’il manquait pour un appel? Ou bien alors aux membres de ce groupe qui tenta de nous extorquer quelque chose chose? “BonNE SamaritainE #1″ ? “GrosSE lourdE #1″, “GrosSE lourdE #2″ & “GrosSE lourdE #3″ ?

Quels noms retrouverions nous ? Quels amiEs oubliéEs ou nemesis cachéEs re/découverions nous ? Saurions nous seulement capable de notre vivant de produire une chose aussi complexe ?

Merci de votre attention pour cette digression.

Avec, par ordre d’apparition ou presque :

L'obstétricien   Dr Folamour
La sage femme   Mary Poppins
Ma mère   Providence
L'étudiant en médecine qui passait par là   Gregory House
[...]
Lui   mon Frère
Yngwie Malmsteen   Lui-même
[...]
L'enfoiré qui m'a piqué mon sandwich   Tom Sawyer
Le type sympa qui me l'a rendu   Freddy Krueger
[...]
Pierre semi-précieuse #1   Chrysobéryl
Axelle Red   Elle-même
Le type neutre   Chrigel Glanzmann
Tristana   Mylène Farmer
Le Kangourou   Skippy
Le Poulet  [LOST]
Geek #1   David Bowie
La fille fragile en noire   Eliane
Le chat de la fille fragile en noire   Astucieuse
Cyborg #1   Liël
Janis Joplin   Elle-même
[...]
Connasse dans la pinède #1 à #300   Des dindes
[...]
Anna Madrigal   Casque d' Or
Geek #2   Ezio
Paladine #1   Spinoza
Le chat de la Paladine #1   Gilles Deleuze
Diogène   Margaux
Birdie #1   Romina Power
L'allemand #1   Sebe Rinchiro
L'allemande #1   Pauline Jensen
La fille prometteuse   Catherine Ocre
Le Diable   une Démone

-= ETC =-