Bethesda, je haïs t’aimer !

No Gods, No Masters

Il est tard, le générique de Fallout New Vegas vient de s’achever. Le patch qui m’aura fait patienter presque 3 semaines n’avait pourtant presque rien corrigé des soucis connus.

Mais là, tandis que les voix-off se succédaient pour commenter des diapositives, la magie a opéré. Pourtant la scène finale a planté au moins 6 fois, je n’ai jamais pu finir certaines quêtes mais the escapist l’a bien résumé, le scénario est un atout maître, contrairement au bug testing.
Un jeu qui vous rappelle par le menu vos choix, vos décisions mais aussi des conséquences que vous ne maitrisez pas. Une promesse démiurgique balayée l’instant d’après, exactement ce que peut offrir une expérience de jeu de rôles. Oui, on peut tenter de faire au mieux mais le destin nous échappe.

Pour ceulles qui tenteraient le jeu hors d’un PC, juste notez ceci : sauvegarder régulièrement; si une option de dialogue apparait sans que vous ayez une raison de l’avoir, évitez là ; soyez prêt à ne pas pouvoir tout faire.
Pour la dernière recommandation, c’est un aveu face à des bugs aléatoires et insolvables comme un protagoniste que je n’ai jamais pu revoir pour valider une quête mais qu’importe. Après tout, je ne referais pas le jeu pour voir toutes les fins, ceci est du même ordre.

Bon, bed time et pour les usagers WordPress, n’oublions pas le passage ne 3.0.4 qui corrige une faille de confidentialité plus que de sécurité.

Catégories mon amour

Cela faisait quelques jours qu’il trainait dans mes onglets, je le partage, cet article qui pointe du doigt le découpage par générations, à même de produire un discours et une pensée qui établissent des relations entre ces catégories. Or qui dit relations entre catégories dit rapports de pouvoirs.

La seule chose qui me chiffonne étant les notions culturelles, à savoir que nous n’avons pas le même creuset. A contrario, la proposition est diablement efficace appliquée aux questions de l’emploi.

Ajoutons aussi que le cœur de l’article évoque une subtile différence entre qualification et poste. Bonne lecture !

HNS-info Bernard Friot : En quoi l’emploi c’est capitaliste ? Et en quoi le salaire à vie c’est anti-capitaliste ?….

Média Clash

L’exercice de style qui va suivre relève d’une prétention qu’il falloir assumer ce que je fais donc ici en préambule. Il s’agit de parler de 3 documents vidéos différents dont je n’ai vu aucun, n’ai eu que des échos. Ces documents ont en commun de donner, entre autre, la parole à des personnes concernées par les modifications corporelles impactant la perception du genre qu’aura la société à leur encontre. Mais surtout, aucun de ces documents n’a réussi à donner une réponse qui semble satisfaisante sur la place donnée aux intéresséEs.
Donc voilà, démarrons cet exercice avec la décence d’admettre ma prétention, donc la limite de l’analyse de facto, et ma seule piètre justification sera ma participation a un exercice du même style dans le Journal de la Santé. Continue reading

Bordel Nevada Rangers

Visuel de Fallout New Vegas modiféTexas

Une fois de plus, un déménagement, comme quoi cette année se pose comme année de la mobilité personnelle, l’intéressée et ses effets inclus. Peut-être que le nom retenu était prophétique, le Blue Moon Lodge (n’) est (qu’) un lieu de passage dans les chroniques de San Francisco (?) . Chroniques qui d’ailleurs vont avoir une suite !
Ici parenthèse d’importance, un énorme merci à un certain groupe de facteurICEs du XVII°, mais aussi à des militantEs Solidaires, mais pas que, et aux amiEs qui ont permis un cartonné-déposé en moins de 4 heures. En bonus, une pensée aux marseillaisES qui ont pensé à nous.

Bordel

Au delà d’un art désormais consommé de la mise en carton, il y a aussi l’art de choisir ce que l’on met dans ses cartons et ce qu’on y mettra pas, ou plus, de faire le tri, de faire aussi un peu le point sur toutes ces choses que nous avons, que nous gardons, sur la base d’un “peut-être qu’un jour ça servira” ou juste par atavisme.
Du coup, replongeant sur un brouillon qui va enfin pouvoir gagner son repos éternel, je re-pointe du doigt ici une pratique mise en lumière ici ou sur internet, la limitation de son nombre d’effets personnels.

La pratique semble osciller entre acte profondément militant, même anti-consumériste et approche pragmatique dans un contexte où l’espace devient une denrée onéreuse.
Et comme tout cela est pris avec diverses approches, les “règles” varient sur les notions de comptage, et surtout de groupage, sur les notions de nécessité de tel ou tel bien. Ce mouvement gardant apparemment la distance au dogmatisme, il est répété qu’in fine chacunE fixe ses règles, et c’est très bien ici.

À un moment, dans l’article de Libération, est évoqué la dimension procrastinatrice de la conservation d’objets. La contre-partie logique de cette démarche est donc une réalisation active de choix et surtout, un moyen de mettre en lumière notre relation aux choses. Pour avoir grandi dans des espaces conséquents, j’ai développé de très mauvaises habitudes qui s’effritent au gré des déménagements, qui m’ont mis en évidence une relation un peu trop dense aux choses.
Et il faut avouer que c’est effectivement libérateur de s’alléger même si je reste loin de la centaine.

Cette démarche repose aussi la question du partages des biens et des espaces, le fait que chacun détienne par exemple une machine à laver alors qu’un usage collectif de buanderie dans un immeuble serait plus pratique pour touTEs.
Et de facto, cela implique de repenser nos comportements et nos relations aux autres et à l’importance de partager, une démarche pareille ne me parait pouvoir se poser dans un cadre purement individuel, mais il s’agit là sûrement de naïveté.

Enfin, ironisons brièvement sur un point particulier. Pour gagner en comptage sur les livres, le recours aux e-readers se développe mais ne trouve sa balance environnemental qu’à partir d’une centaine d’ouvrage lu1. Combien d’utilisateurICEs atteignent ce nombre ?

Rangers

Terminons sur quelque chose qui n’a rien à voir, à savoir la sortie du nouveau Fallout, le New-Vegas. Souffrant d’une addiction complète à cette série au point d’en avoir troqué mes heures de sommeil pour y jouer sans pénaliser mon déménagement, je n’ai même pas du encore en couvrir le quart (du jeu, pas de mon déménagement!).

Une fois de plus, c’est un monde en jeu ouvert, à savoir qu’une trame principale est à suivre, pour qui veut s’offrir un générique de fin, mais que sa résolution peut se faire selon vos termes, modulo les contraintes du moteur et les hypothèses de scénario disponibles. Avec en plus des centaines de quêtes annexes sur lesquelles vous pouvez vous concentrez plutôt que sur cette fameuse trame principale et ce sens du détail qui fascine.

Vous visitez une vieille usine désaffectée et en consultant les rares ordinateurs en fonctionnement, vous apprenez comment un pot de départ en retraite s’organisait expliquant cette boîte à gâteau trouvée dans un endroit totalement incongru. Ou bien encore prendre partie dans un différent entre des bagnards en fuite et une communauté paysanne… ou carrément vous en allez parce que ça ne vous intéresse pas.

Bref, c’est bon, c’est addictif et… une fois de plus plombé de bugs. Des options de dialogues qui apparaissent sans raison même si vous n’avez pas connaissance d’une information, des corps qui tombent sous le sol dans un étrange néant, des options de dialogues qui N’apparaissent PAS alors qu’elles devraient *soupir* À l’heure où je rédige ce post, pour les versions consoles, un patch se fait cruellement attendre alors que la version PC y a déjà eu droit.

Et pourtant c’est bon, c’est si bon. Donc si vous aimez le rétro-futur (des robots comme dans la planète interdite, des looks années 60) post-apocalyptique (si vous aimez les mutants, les zones radioactives), une fois de plus la licence vous offrira sa dose de radiation via l’écran où vous resterez scotchéE.

  1. voir http://www.treehugger.com/files/2010/09/1-in-10-americans-own-an-ereader-and-read-more-than-the-rest-of-us.php et http://www.publicradio.org/columns/marketplace/sustainability-answers/The%20environmental%20impact%20of%20the%20Amazon%20Kindle.pdf []

Kill me softly with this brand

Bien le visuel ci-dessus est assez clair sur un des points de cet article. Une exposition à Paris (merci à Druu) qui mérite votre attention Sans forcément nécessiter que vous soyez fan, l’intérêt de cette saga repose dans son inspiration réaliste d’une Italie renaissante sur le deuxième opus et sur son futur troisième opus.

Voir une Rome telle qu’elle aura probablement été avant un travail de mise en valeur moderne de ses ruines, visiter l’intérieur des plus beaux monuments de Venise, galoper à travers la Toscane, voilà quelques uns des plaisirs que ces deux épisodes promettent. Enfin c’est l’occasion de piocher de l’inspiration pour les rôlistes ou de juste se rincer l’œil sur un passé reconstitué.

Prescription ?

Car en plus de parler de l’exposition, je voudrais aussi évoquer la beta du n°3. Seule la version multi-joueur est disponible.
On incarne la faction des templiers dans un programme de simulation où l’on peut choisir entre différents personnages à savoir un modèle assassin masculin, un modèle assassin féminin avec leurs capuches de rigueur, un marchand bedonnant en rouge, une accorte courtisane et son éventail, un barbier à la jolie barbe, une moine torturée, un noble fourbe et un médecin aux prescriptions peu recommandables.

Le tutoriel est succin et explique le radar circulaire qui se remplit au fur et à mesure que l’on approche sans fournir une indication précise. Le fonctionnement, c’est du killer pur sucre, à savoir un système de proie/prédateur circulaire, on tue sa proie, on évite son prédateur et on tue sa nouvelle proie. Sauf que, pour que tout cela soit amusant, les meilleurs se voient attribués en tant que proie à plusieurs adversaires.

Ajoutons donc que chaque avatar a plusieurs clones de lui même dans la carte à la seule différence qu’aucun d’eux ne court ni n’escalade. Et c’est là que le camouflage intervient, où l’art de jouer sur l’imprécision du radar décrit ci-dessus… et croyez moi que c’est jouissif de voir une copie de soi se faire tuer et donc de savoir que nous ne sommes plus la cible d’un adversaire. Au pire, si votre prédateur s’agite de trop, il est démasqué automatiquement et vous pouvez tenter de le contrer pour l’humilier.

Enfin, un petit système d’upgrade actif (changement temporaire d’avatar, augmentation temporaire de la vitesse), passif (bonus pour les enchainements de morts ou d’échecs) et d’accessoires (poison,pistolet) permettent de personnaliser ses capacités selon que l’on préfère tenter une approche type récif de corail mortel ou bien ninja fou.

Si on excepte une certaine taquinerie du réticule de sélection de la cible dans la foule si on a oublié de verrouiller sa cible, l’ensemble est prometteur et particulièrement défoulant! L’arabesque de la courtisane pour vous trancher la gorge avec son éventail, le tranchage de jarret du barbier ou bien encore les actes médicaux radicaux de ce bon docteur font toujours plaisir à voir.

En passant pour les fashionistas de SSF4, jusqu’au 13, un pack de costumes alternatifs à prix réduit est dispo sur le PSN ;) .