Texas
Une fois de plus, un déménagement, comme quoi cette année se pose comme année de la mobilité personnelle, l’intéressée et ses effets inclus. Peut-être que le nom retenu était prophétique, le Blue Moon Lodge (n’) est (qu’) un lieu de passage dans les chroniques de San Francisco (?) . Chroniques qui d’ailleurs vont avoir une suite !
Ici parenthèse d’importance, un énorme merci à un certain groupe de facteurICEs du XVII°, mais aussi à des militantEs Solidaires, mais pas que, et aux amiEs qui ont permis un cartonné-déposé en moins de 4 heures. En bonus, une pensée aux marseillaisES qui ont pensé à nous.
Bordel
Au delà d’un art désormais consommé de la mise en carton, il y a aussi l’art de choisir ce que l’on met dans ses cartons et ce qu’on y mettra pas, ou plus, de faire le tri, de faire aussi un peu le point sur toutes ces choses que nous avons, que nous gardons, sur la base d’un “peut-être qu’un jour ça servira” ou juste par atavisme.
Du coup, replongeant sur un brouillon qui va enfin pouvoir gagner son repos éternel, je re-pointe du doigt ici une pratique mise en lumière ici ou là sur internet, la limitation de son nombre d’effets personnels.
La pratique semble osciller entre acte profondément militant, même anti-consumériste et approche pragmatique dans un contexte où l’espace devient une denrée onéreuse.
Et comme tout cela est pris avec diverses approches, les “règles” varient sur les notions de comptage, et surtout de groupage, sur les notions de nécessité de tel ou tel bien. Ce mouvement gardant apparemment la distance au dogmatisme, il est répété qu’in fine chacunE fixe ses règles, et c’est très bien ici.
À un moment, dans l’article de Libération, est évoqué la dimension procrastinatrice de la conservation d’objets. La contre-partie logique de cette démarche est donc une réalisation active de choix et surtout, un moyen de mettre en lumière notre relation aux choses. Pour avoir grandi dans des espaces conséquents, j’ai développé de très mauvaises habitudes qui s’effritent au gré des déménagements, qui m’ont mis en évidence une relation un peu trop dense aux choses.
Et il faut avouer que c’est effectivement libérateur de s’alléger même si je reste loin de la centaine.
Cette démarche repose aussi la question du partages des biens et des espaces, le fait que chacun détienne par exemple une machine à laver alors qu’un usage collectif de buanderie dans un immeuble serait plus pratique pour touTEs.
Et de facto, cela implique de repenser nos comportements et nos relations aux autres et à l’importance de partager, une démarche pareille ne me parait pouvoir se poser dans un cadre purement individuel, mais il s’agit là sûrement de naïveté.
Enfin, ironisons brièvement sur un point particulier. Pour gagner en comptage sur les livres, le recours aux e-readers se développe mais ne trouve sa balance environnemental qu’à partir d’une centaine d’ouvrage lu. Combien d’utilisateurICEs atteignent ce nombre ?
Rangers
Terminons sur quelque chose qui n’a rien à voir, à savoir la sortie du nouveau Fallout, le New-Vegas. Souffrant d’une addiction complète à cette série au point d’en avoir troqué mes heures de sommeil pour y jouer sans pénaliser mon déménagement, je n’ai même pas du encore en couvrir le quart (du jeu, pas de mon déménagement!).
Une fois de plus, c’est un monde en jeu ouvert, à savoir qu’une trame principale est à suivre, pour qui veut s’offrir un générique de fin, mais que sa résolution peut se faire selon vos termes, modulo les contraintes du moteur et les hypothèses de scénario disponibles. Avec en plus des centaines de quêtes annexes sur lesquelles vous pouvez vous concentrez plutôt que sur cette fameuse trame principale et ce sens du détail qui fascine.
Vous visitez une vieille usine désaffectée et en consultant les rares ordinateurs en fonctionnement, vous apprenez comment un pot de départ en retraite s’organisait expliquant cette boîte à gâteau trouvée dans un endroit totalement incongru. Ou bien encore prendre partie dans un différent entre des bagnards en fuite et une communauté paysanne… ou carrément vous en allez parce que ça ne vous intéresse pas.
Bref, c’est bon, c’est addictif et… une fois de plus plombé de bugs. Des options de dialogues qui apparaissent sans raison même si vous n’avez pas connaissance d’une information, des corps qui tombent sous le sol dans un étrange néant, des options de dialogues qui N’apparaissent PAS alors qu’elles devraient *soupir* À l’heure où je rédige ce post, pour les versions consoles, un patch se fait cruellement attendre alors que la version PC y a déjà eu droit.
Et pourtant c’est bon, c’est si bon. Donc si vous aimez le rétro-futur (des robots comme dans la planète interdite, des looks années 60) post-apocalyptique (si vous aimez les mutants, les zones radioactives), une fois de plus la licence vous offrira sa dose de radiation via l’écran où vous resterez scotchéE.