Ce soir, “Une Nuit”

Affiche du film "Une Nuit" Depuis Drive, j’ai renoué avec le plaisir des scènes de conduite. Cette sensation bien particulière de l’habitacle, de la perception du monde que l’on filtre au gré des manipulations sur les fenêtres. Une Nuit m’a offert ce petit plaisir même si les prises sonores en jouent moins et qu’ici, c’est surtout un polar sur la Paris de la nuit.

Quelque part, je n’ai pu m’empêcher de repenser à la série des films Ripoux qui offrait une galerie de cet autre Paris, un brin folklorique mais pas non plus en dehors de toute réalité. Ici, le bouffon en moins et l’apparition du i-téléphone portable en plus, on croit sans peine à cette vie nocturne, de lieux à la limite de la légalité et d’une certaine classe aisée qui y vaque.

Pour en revenir au film, même si l’histoire est cousue de fils blancs, l’ambiance colle bien, même cette musique en notes tenues et voix en écho étirés et c’est surtout pour le magnifique graphe social que le film vaut le détour. Du menu service au pot de vin, du taxi balance à l’indic’ d’un club tout y passe et qui cherche une inspiration pour une ambiance urbaine moderne pour sa tablée pourra procéder à un petit ressourcement en bonne et dûe forme.

Côté acteur, Roschdy Zem colle bien au rôle, et, bien que profondément anti-tabac, sa consommation de tabac était un accessoire indispensable à sa crédibilité. Sara Forestier est moins convaincante, on a presque l’impression qu’elle se retient de rire par moments. Les seconds couteaux sont plaisants et je n’ajouterai qu’une chose… c’est beau une ville la nuit.

Bref pas nécessairement la priorité du moment mais à voir pour un divertissement qui donne envie de cacahuètes plutôt que de pop-corn.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190093.html

Rebond graphique

Rebond, car le blog BD de Cha contient un petit strip, qui lui contient une idée sur laquelle je veux rebondir.
Car, et cela arrive souvent, le blog de Cha contient des morceaux de grand délire et d’idées politique (ndla : au sens noble) et qu’avec émotion, je me rappelle l’avoir découvert sur ses positions anti-chasse et vegan.

Ce strip, donc, parle des poncifs et des généralisations, de ces attendus qui empoisonnent la vie… les stéréotypes ! Ici, ce sont les féminins, véhiculés par justement la presse féminine et rappelle que si nous n’avons pas d’alliés naturels et bien, ils existent.

 Autrement, une des figures récurrentes, Mina-Wurst a eu sa transition en un strip, ce qui m’a autant plu que consulter son site dont voici un eye candy.

 Enfin, et toujours depuis le blog de Cha, les dessins d’Antoine Silvestri qui méritent le détour !

 Pas beaucoup plus de mots, cet article doit rester un eye-candy, juste évoquer aussi Louna que vous trouverez en lien parmi les liens de ces sites.
Régalez vous!

Moati & Chandon, mauvais cru ?

Le documentaire de Serge Moati sur les trans sera diffusé le 17 mai, la petite fiche officielle sur le sujet étant disponible sur le site de france 5.

Et déjà sur Minorités, un article, signé Hélène Hazéra, est disponible. Intitulé Basta avec vos fantasmes sur les trans, il me fait persister sur la conclusion de ce billet, à savoir l’échec quasi-systématique de nos participations individuelles dans une démarche médiatique face à un œil étranger à la question à porter des messages politiques.

Ironiquement, l’auteure reproche de s’attarder sur des détails de son existence ce qu’offre exactement la longue introduction. Mise en abîme ?
Néanmoins, la conclusion limpide se résume dans cette question :

de quelle autre minorité peut-t-on parler ainsi à la télé ?

Car au-delà du jeu des ressemblances, c’est l’enjeu médiatique, peut-on même parler d’une minorité qui se compose forcément de milliers d’individualités? Le projet de la société du spectacle est-il compatible avec l’éthique?

nb=$( ps -fu root | grep “mon_programme” | grep -v grep | wc -l ) … FAILED 2/2

Alors Luke, as-tu réussi à résoudre cette énigme?

Bien, bien, bien, deuxième round sur notre ligne de code pour compter le nombre d’instances de mon_programme par lui même. Alors, qui a fait le coup ?

And the winner is…

$()

La substitution de commandes ! Aussi simple ou bizarre que cela puisse paraître, le problème provient de ce mécanisme. Pourquoi ?
Dans le précédent billet, je précisais qu’une substituions de commandes crée un sous-shell qui porte le nom du shell parent. Dans notre cas, mon_programme va donc lancer un sous-shell lui aussi nommé mon_programme pour exécuter les commandes inclues dans le $() afin de récupérer la sortie standard de la dernière commande.

C’est aussi bête que cela mais réaliser une observation dans un contexte perturbe ce même contexte et, ici, de manière à tromper l’observation elle-même.

Mais encore ?

Les informations captées par ps sont ici la source du problème. Lorsque nous lançons notre programme mon_programme, nous sommes assurés que le ps le verra ainsi que toute autre instance déjà présente. Mais nous pourrons aussi voir des instances supplémentaire avec cet appel à un sous-shell où s’exécuteront  justement la commande ps et les filtres qui s’ensuivent.
Hélas, le résultat restant imprévisible, cela reste définitivement une façon de faire à proscrire.

Chemins de traverse

Certains commentaires ont proposés des solutions élégantes MAIS, AIX n’est pas Linux, et la version de ps disponible n’a par exemple pas l’option -C pour faciliter notre existence.

Post-mortem

L’approche autopsie est intéressante, à savoir faire une simple commande ps qui écrira un fichier puis le manipuler, afin de ne pas perturber le phénomène par son observation. C’est lent, mais c’est sûr.

ps -fu root >mon_programme.tmp
nb=$( grep -c mon_programme mon_programme.tmp )

C’est la technique à privilégier en cas de reprise d’un existant douteux puisque l’approche ci-dessous suppose d’avoir opté préalablement pour une traçabilité du programme.

Petit Poucet

Une solution est d’utiliser un fichier qui contiendrait le PID, l’identifiant numérique de chaque programme qui est actuellement connu du système. C’est une solution élégante et courante mais qui impose de traiter un cas de figure supplémentaire, à savoir l’existence d’un fichier PID mais sans programme en cours d’exécution, par exemple du à l’arrêt inopiné de celui-ci (NDLA : et non, lockfile n’est pas disponible nativement sous AIX mais oui, utiliser un fichier pour le PID, c’est le bien !).

A tout prendre, celle-ci a ma préférence au vu de son usage très courant et très sûre, puisque l’on peut même gérer les cas de plantage a priori.

Going offline

En fait, la méthode d’une approche totalement à chaud est à bannir et l’usage de marqueurs comme un PID file devrait être plus qu’une habitude mais un automatisme. Si vous ne l’avez jamais fait, lisez les fichiers de démarrage des daemons sur Unix/Linux, le plus souvent dans /etc/init.d pour voir comment le statut est vérifié, c’est très formateur.

Quant à moi, je prêcherai de mon mieux dans le monde “professionnel” pour qu’enfin les empilements de grep cessent de corrompre la vision du monde ;)