Beau comme un dimanche de No Vat

C’était un dimanche ensoleillé sur la région Parisienne, un dimanche doux comme ceux que Rome a pu connaître ces 2 dernières années à la même date… et la première idiote qui me dit période de saint Valentin, je lui fais découvrir le génie de l’humanité avec une démonstration de la catapulte !

Non, cette période de l’année, c’est celle du No Vat, une manifestation contre le Vatican, une manifestation contre ce que le Vatican en tant qu’ état génère comme lobby, contre ce qu’il coûte aux Romains, contre le poids immédiat sur la laïcité en Italie.

C’est un moment magique où les socialistes, les communistes, les anarchistes, les groupes féministes ou bien encore les groupes queer s’ unissent.

Alors, voici un petit souvenir, un fragment d’un des plus fabuleux squats de la ville, le Forte Prenestino et si, l’année prochaine, vous voulez voyager, pensez y… En attendant que d’autres squats par chez nous ouvrent leurs portes ;)

Le piège des maux ?

La nouvelle du week-end pour le monde trans et les mondes avoisinnants, c’est le relai par la presse d’un décret retirant le “trouble précoce de l’identité de genre” d’une liste qui fondait l’ALD 23, celle-là même qui recouvre des troubles mentaux lourds. Ce qui fait débat dans la seconde de cette annonce, c’est le choix du terme dépsychiatrisation.

Pourquoi tant de … de quoi d’ailleurs ?

Le terme dépsychiatrisation renvoie directement à la relation de tutelle des psychiatres aux trans. Or ce décret n’en change pas un iota. À la différence, par exemple, de la question de l’homosexualité qui une fois sortit de la liste des maladies mentales faisait disparaître, dans l’absolu, l’agenda de rencontres d’unE homoE avec unE psyE puisque vivre son homosexualité *sic* ne passe pas par une prise hormonale et/ou une chirurgie, qui ici reste soumise à une expertise psychiatrique.
Mais, sympathique similitude, la loi ne faisant pas ce que pensent les gentes, ça n’a pas empêché en 1981 beaucoup de monde de continuer de considérer les homoEs comme des malades, ça n’a pas empêché des parents de tenter des “ré-éducation”et certainEs psyEs de proposer ce service, et donc notre décret n’aurait rien changer à ce que pense les psyEs de nous.

Nous voici donc dans une situation inédite qui veut que la “Loi” ne nous considère plus malades mentales, ce que nous n’étions clairement que depuis octobre 2004 d’ailleurs, mais le corps médical nous accueillera toujours par son service de psychiatrie.

80 miles par heure !

De retour à une situation antérieure avec Doc Bachelot et Marty Bedos et notre décret-DeLorean, se pose la question de ce qui sera pris en charge et à quelles conditions. Car qui dit ALD, dit liste des actes pris en charges, et le décret parle bien d’une ”exonération de participation au titre du 4o de l’article L. 322-3 du code de la sécurité sociale”, qui dit :

a) Le bénéficiaire est reconnu atteint par le service du contrôle médical soit d’une affection grave caractérisée ne figurant pas sur la liste mentionnée ci-dessus, soit de plusieurs affections entraînant un état pathologique invalidant ;

b) Cette ou ces affections nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse ;

Le “petit b” nous laisse espérer donc pour la chirurgie mais, là encore, ne nous dit pas si cela prendra en charge celles réalisées autrement qu’en France dont le retard en terme technique n’est plus à démontrer. Y aura t-il de nouveaux des batailles de E-112, le formulaire permettant le remboursement de soins réalisés à l’étranger une fois démontrer qu’il n’aurait pas été possible d’avoir aussi bien en France ? Bref rien n’est joué.

Et a-lors ?

Il y a clairement un virage qui s’opère mais qui peut parfaitement aller dans le décor, les mois qui vont suivre nous apporterons les réponses aux conditions de reconnaissances de la TSidentité par le corps médical, de la liste de ce qui est pris en charge et de quelS pointS d’entréS (hôpitaux, secteur privé, mixte, “centres de compétences) nous sont ouverts.
Mais, et pour en revenir au titre, il n’y aura pas eu à proprement parler de dépsychiatrisation mais une dépathologisation administrative, d’où le piège des mots, d’où un achoppement dans le monde associatif. Et cet autre piège, le piège des maux, c’est que l’idée de maladie n’aura pas été dépassée, qu’un refondement complet de l’approche, similaire à la question de la grossesse en tant qu’ état, n’a pas eu lieu.

Le nerf de la guerre

Les rues ne sont plus sûres parait-il mais de toute façon les médias ne le sont plus depuis longtemps. Mon cerveau se sent en permanence agressé par des raisonnements fallacieux, des chiffres tronqués et des argumentaires infondés. Du coup, le pauvre a failli être à plat… heureusement, merci à un collègue, un petit ouvrage est venu lui regonfler le moral autant que la vivacité : Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

Mieux qu’un certain nombre de professionnels du cerveau nippons qui vous promettent monts et merveilles, ici un ouvrage clair qui vous remet sur les rails. Les fondamentaux sur les sophismes et autres trucages des raisonnements, une bonne séance de maths et de probabilités pour retrouver un peu de souffle et pour finir de s’équilibrer une plongée dans le défi de nos perceptions, la science empirique et la science expérimentale. Cerises sur la lecture, un dernier chapitre pour les médias pour ceulles qui auraient loupés un épisode sur leur rôle dans notre société du spectacle et des illustrations de Charb.

Bref, ce que ce livre propose, une formation à la critique, est un art qui se perd très vite de nos jours… tellement vite que j’en profite pour relayer une perle sur le projet LOPPSI, une autre blague en “I” de la législation française pour internet. En effet, les contenus à caractère BDSM (Bondage-Discipline/Domination-Soumissions/Sado-MAsochisme) seront filtrés par la future loi. Je vous laisse méditer sur les critiques qui peuvent être apportées à ce projet (tout comme à celui qui introduit, soit disant ,l’inceste pour finalement réduire les peines encourues par ceulles qui les commettent).

Unplugged

Voilà,  presque 3 semaines, sans notifications ni de nouvelles des succès agro-alimentaires de mes amiEs dans Farmville. Après une analyse sanguine, mon équipe médicale est unanime, ça va, ça va même bien. Du coup, je me sens d’être critique, non pas gratuitement méchante, rassurons nous mais de deviser sur ce continent du Web qu’est Facebook.

It’s Black or White

Facebook propose assez souvent de définir des listes d’accès à une chose ou une autre, nos photos comme notre apparition dans des résultats de recherche. Étrangement, ce concept suffisamment implémenté pour nous offrir parfois le luxe de définir la liste de manière positive – qui peut – ou négative – qui ne peut pas – disparait par moments.

L’exemple le plus original sont les applications utilisées par nos relations, qui publient sur notre profil, déclenchent une notification et se retrouvent inscrites par défaut dans le flux RSS (fil d’information que l’on peut suivre un peu comme des mails) concernant notre profil… Mais attendez, on m’a demandé mon avis? Suis je victime d’un opt-in agressif? Ah non, tout va bien, je peux décocher la notification, supprimer de sur mon mur et black-lister l’application. Et là, magie, la notion de liste blanche s’est perdue dans ce cas. Il est probable que Facebook et son plan de financement s’en accommode sans trop de soucis.

You shall not pass !

Dans le tour d’horizon des choses amusantes, certains paramètres ne permettent pas d’abaisser en deçà d’un certain seuil les accès. Facebook a décidé que les amiEs de nos amiEs sont presque à coup sûr nos amiEs et que donc iels peuvent nous verrons forcément et pourrons cliquer sur le précieux “Ade Hâs Phreindeu”. Cela n’était pas le cas jusqu’aux derniers grands changements introduit chez Facebook, quel raisonnement y a t-il derrière?
Améliorer la convivialité, accélérer la création de réseaux sociaux ?

What else ?

Justement, quoi d’autre, une des choses ennuyeuses de Facebook avec le temps c’est qu’il a remplacé le mail, la messagerie instantanée, le lieu de publication des photos ou des textes. Pis, l’importation des blogs tend à masquer avec une étonnante rigueur la source. Dans le même temps, Facebook conserve la main haute pour l’autorisation des contenus, via une veille et les notifications des usagers. De fait, j’ai vu des profils parfois disparaitre sans raison données et encore moins de raisons valables ou visibles. Travaillant dans l’informatique, j’ai une petite idée de ce qui peut se faire mais dans un contexte d’une offre de services, autant d’opacité m’aura toujours laissée perplexe.
Ce petit monde un peu fermé a annoncé son ouverture prochaine au niveau des mails pour dépasser son système de messagerie purement interne. Excellent pari car cela manque, s’inscrire dans les flux du Net. En effet, par chez nous les fonctionnalités comme Beacon ne sont pas des plus utilisées, cela sera une bulle d’air.

Je suis une marque comme une autre

En fait, le seul risque, c’est le temps que peut nous prendre Facebook à nous mettre en scène, à devenir des marques, à travailler des petites phrases de statut en circuit fermé… mais il y a du bon, il y a des rencontres, c’est un peu comme toutes ces créations du net, il faut trouver ce que nous pouvons vraiment faire avec.

Inspiration

À Xavier

Mieux qu’un iPad, une feuille blanche !

L’ iPad aura été très fortement attendu et largement critiqué dans certains choix comme son ratio, sa plateforme totalement propriétaire et j’ en passe. C’ est un produit qui trouvera sa clientèle et qui se positionne entre autre sur le segment des lecteurs de texte, secteur en train de se constituer. Mais rebondissons sur cette spirale d’attentes (et son corrolaire, la spirale de désillusion), pour une débuter une autre !

Voici donc une présentation d’une technologie, baptisée 6° sens, issue d’un travail pour améliorer l’ergonomie, notre relation aux machines et “ne pas faire de nous des machines assises devant d’autres machines“. Régalez vous !

Présentation de la technologie 6° sens