Un peu tardif au vu de notre avancée dans la semaine …
Mais nous assumons notre idiotie et parlons de ce que nous avons lu, vu ou revu.

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もののけ姫, Mononoke Hime
Revu, un désormais classique de l’animation nippone. Si vous êtes passé à côté ou êtes hermétique à ce genre de réalisation, voici un plaidoyer supplémentaire sur le net afin de vous pousser à le regarder.
Il n’est pas manichéen, il est somptueusement animé, il n’est pas alambiqué, il est somptueusement dessiné … Il est surtout passionnant, riche de personnages complexes aux motivations toutes accessibles, chacune apportant son lot de dilemmes que l’on peut entendre et comprendre. Ajoutons des interrogations sur les équilibres entre l’humanité et son environnement, entre divers choix de vie.
Considérez le comme en classique en somme.
추격자 (Chugyeogja), The Chaser
Un peu de cinéma coréen, un film d’action plusieurs fois nominés et même primés dans des festivals en Asie. Ici, pas de courses poursuites où les palissades semblent plus facile à grimper qu’un mur d’escalade pour débutant, les gentes fument et les coups portés ne sont pas des prises mortelles de dernières dan dans un quelconque art martial.
Le scénario assez simple d’un ancien flic devenu proxénète et perdant ses “filles”, les croyant au main d’un autre de ses semblables ou parties avec une avance, et qui finira par découvrir qu’elles ont en fait croisé un tueur assez singulier. En effet celui-ci n’est ni charismatique mais pas non plus introverti, successivement loquace puis silencieux.
Au final ce film plait par une forme de réalisme, des ellipses parfois visuelles et des acteurs plantés efficacement dans leurs rôles.
Alors ne faites pas vos vieux garçons et tenter le cinéma coréen !
Restons classiques
Vous aimez les romans de capes et d’épées? Un bon alexandrin vous fait toujours plaisir? le baron de Münchausen vous fait toujours rêver? Et bien la série “De cape et de crocs” est faite pour vous, d’autant que le neuvième tome conclut un premier mouvement ce qui vous évitera se souffrir l’attente pour chaque rebondissement majeur de l’histoire.
Les dessins sont agréables mais ne font pas toujours l’unanimité, soyons sincère mais la composition des planches est excellente, riche et bourrées de détails qui méritent d’être traqués. Les dialogues, quant à eux, sont le nerf de la guerre au service d’une histoire qui emmène de Rabelais à Corneille, qui nous offre du La Fontaine ou bien encore qui nous estoque d’un peu de Bergerac, qu’il s’agisse l’alcool ou pas d’ailleurs.
P.S. : 2° jour loin d’un dit réseau social, absence de symptômes de manque.

Excellent choix que “The Chaser”.
Amoureuse tout comme toi de la culture japonaise, je ne peu m’empêcher de remarquer sa perte de vitesse face aux immenses talents Sud-Coréens et à l’ouverture d’esprit dont ce petit dragon au mâtin calme mais aux nuits ardentes, ceci expliquant peut-être cela, fait preuve dans son industrie cinématographique.
A ce jour,
celle faisant la démonstration du plus grand courage d’opinion et osant le plus dénoncer toute forme de censure pour dénoncer les vrais problèmes trop souvent escamotés, surpassant même les maîtres japonnais du genre, tels Nagisa Ôshima et Akira Kurosawa pourtant très engagés.
A ce sujet,
je t’invite à savourer, si tu ne l’as pas déjà fait, le déjà cultissime “Le Roi et le Clown” du géniale Lee Jun-Ik.
Quelque chose me dit qu’il pourrait bien te plaire à la folie comme à toutes celles et ceux que le “spectacle” quotidien du triomphe de la cupidité et de l’injustice ne peuvent laisser indifférent(e)s.
Au plaisir de te lire,
Daniela pour te servir.
Je te conseilles aussi,
dans un tout autre registre, “Locataires” de Kim Ki-duk et surtout “Save the Green Planet!” de Jeong Jun-hwan.
La liste serait encore longue de perles quasi inconnues en dehors de Corée du sud mais dont la qualité, en particulier narrative, n’a rien à envier aux autres chefs-d’œuvres réalisés bien au delà de ses frontières.